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Sur le chemin de la performance

La performance... Que nous réserve ce voyage? Prenez place et prenez par au débat! Nous sommes curieux de connaitre vos avis!

 

Dans le domaine sportif, les athlètes recherchent la performance, veulent savoir se concentrer rapidement, guérir vite, bien et durablement, atteindre des objectifs interstellaires, faire face à la pression... Et des branches professionnelles en tout genre se développent pour accompagner ces sportifs à réaliser leurs souhaits : médecins du sport, kinés du sport, coachs sportif, psychologues du sport, diététiciens du sport... J'en oublie sûrement tellement le milieu fourmille de praticiens "du sport". Les techniques s'affinent dans toutes les matières, les outils permettent toujours plus de précision et de performance pour ce public en recherche de dépassement de soi. Sous l'impulsion du Ministère des Sports, il existe, maintenant, un Réseau National pour l'Accompagnement scientifique de la performance. Dans le milieu sportif, énergie et compétence sont orientées vers la performance pour le bien-être des athlètes.

Cette recherche de performance est aujourd'hui applicable à tous les domaines. Nous cherchons à être performant dans les milieux professionnel, scolaire, familial, sportif, à gérer notre stress, atteindre nos objectifs partout, tout le temps, quel que soit notre condition et, en même temps, nous voyons fleurir des contres-discours. Des voix s'élèvent pour décrire les aspects délétères de ce culte de la performance dans le monde du travail comme dans le monde scolaire. Par  contre, dans le sport de haut niveau, ce type de discours ne peut pas prendre car l'essence même du sport de haut niveau est le dépassement de soi, l'excellence, le culte de la performance. Le milieu sportif est, de ce fait, "l'éprouvette" des recherches sur la performance. C'est un champ fertile où pousse de nombreuses recherches et d'où sort de nombreux outils .

 

Regardons ensemble ces outils utilisés pour l'entrainement des sportifs et réintégrons-les dans les domaines de vie qui nous concerne. Nous orienterons notre regard sur les techniques utilisées en préparation mentale. En effet, il est difficile de transposer dans le champ de la psychologie et de la neuropsychologie les recherches sur le matériel spécifique à un sport. Par contre, les méthodes proposées en préparation mentale sont tout à fait transposables. Il s'agit, entre autre, de la gestion du stress, du maintien des objectifs, du travail de l'attention... Tout ce dont nous avons besoin dans tous les champs de la vie.

 

L'importance du travail dans le sport du haut niveau est une évidence. Même si certains ont des facilités ou des "dons", ils travaillent de façon acharnée plusieurs heures par jour, toute l'année.

De la même façon, c'est en travaillant plusieurs heures par jour que chacun parviendra progressivement à atteindre ses objectifs.

Cependant, pour travailler de façon efficace, il faut être en possession des outils et méthodes adéquates. Ce n'est pas avec un marteau ou une massue que s'entraine un joueur de tennis, mais avec une raquette, à sa taille, en adaptant parfois le manche à sa morphologie, en réglant la tension du cordage... Et bien, dans le milieu scolaire, c'est la même chose. Choisir l'outil adéquat à la réalisation de l'activité et adapter cet outil aux particularités de l'élève permet d’accéder au chemin de la performance.

Par exemple, si l'enfant a un trouble des fonctions exécutives ou un trouble du déficit de l'attention qui fait qu'il ne peut pas écouter une leçon et l'écrire en même temps, l'outil pour parvenir à l'objectif : "apprendre la leçon", ne sera pas le papier et le stylo. L'outil sera alors, peut-être, les cours photocopiés d'un autre élève, une clé USB avec toutes les leçons remises par l'enseignant, un ordinateur avec un logiciel de dictée vocale...

 

La confiance en soi est un élément incontournable de la performance. La confiance en soi se construit dans l'altérité et se renforce grâce à nos réussites d'une part et aux regards bienveillants et encourageants d'autre part.  Pour en prendre soin dans l'aventure qui nous occupe, nous allons formaliser des objectifs intermédiaires atteignables (mais avec un peu de challenge) et ainsi permettre de confirmer progressivement que l'on est capable de réaliser nos buts. Cette stratégie renforce cette fameuse "confiance en soi" qui permet de continuer, de progresser pour finalement atteindre son objectif final. Comprendre les finalités que l'on attribue à son effort, quel sens donne-t-on à l'effort que l'on produit?

Pour qu'elle prenne du poids, grandisse et s'épanouisse, il va falloir la nourrir cette confiance en soi. Et pour la nourrir, nous allons nous éduquer (et éduquer les parents, les enseignants, l'entourage) à regarder ce qui fonctionne sans le comparer à ce qui ne fonctionne pas. Nous allons travailler ce qui va bien, renforcer nos bases pour avoir à tout moment un endroit vers lequel revenir sans être en échec. Les fois où l'on doutera de nous, nous pourrons revenir "là où ça marche bien".

Par exemple : le joueur de tennis qui ne se sent pas très en forme mais qui sait qu'il est bon sur les "revers" va se concentrer pendant le match à faire des revers les plus propres possibles. Ce n'est pas le moment d'essayer de monter au filet si, déjà en temps normal, il n'est pas très bon là-dedans.

L'étudiant qui n'arrive pas à prendre des notes et à écouter en même temps, qui a du mal à écrire en temps normal, ne va pas, pendant un cours important s'essayer à la calligraphie, il écoutera le cours puis récupérera les notes de quelqu'un d'autre à la fin. Écouter, il sait faire et il le fait bien.

 

Vous l'aurez compris, la performance est un chemin balisé :

Savoir ce que l'on veut, revient à définir son objectif final. Cette balise permet de donner une direction au travail qui sera fourni. Il s'agit d'être conscient de ce que l'on souhaite, de se demander si l'on est bien sûr de résoudre le bon problème.

Les objectifs intermédiaires donneront un sens au travail. Ils permettront d'être dans le concret, de faire des pauses dans la progression, de matérialiser le chemin parcouru.

Enfin, nous mettons de la conscience sur ce qu'il se passe à toutes les étapes. Fini le geste ou la pensée automatique! Il va falloir décortiquer les façons de faire et de penser, d'utiliser la gestion mentale pour identifier puis modifier ce qui ne va pas.

 

Ces balises très basiques dans l'accompagnement psychologique pourraient être clairement formalisées lorsqu'il s'agit de remédiation cognitive. Dans les séances, ce que cherche le patient, c'est à aller mieux, à trouver ce qui lui permettra d'être le plus autonome possible dans ses apprentissages. Mais n'oublions pas qu'"être mieux" est un projet qui prend ses racines dans le "être bien". Alain Braconnier (psychiatre et psychanalyste)  dans une conférence de l'INSEP présente le "bien", le "bien être" en référence au "moi". "Un moi suffisamment harmonieux, qui fait que l'on n'est pas trop pris par des contradictions, des conflits et des tensions. Ce "moi" fait que l'on a une capacité à s'adapter à ce qui nous est proposé, à la réalité, aux autres, qu'il est plus ou moins cohérent et qu'il nous donne un sentiment de liberté par rapport à ce que l'on désir : "on est bien" car on réalise ce que l'on désire faire. Nous ne sommes, ni pris par la pression des autres, ni par des besoins qui nous imposés, y compris par notre propre corps. Le mieux serait l'idéal du moi, ce qui nous amène à "souhaiter être". Cet idéal de moi, il est dans le mieux. C'est être poussé à aller vers le mieux. C'est ce qui nous amène progressivement à avoir des projets, à aller vers un idéal, tout en gardant à l'esprit qu'il s'agit d'un idéal. Ce n'est pas la réalité mais l'on essaye d'aller vers."

Cette distinction entre le "bien" et le "mieux" revêt une importance particulière sur le chemin de la performance. Être performant, c'est tendre vers un état nouveau. On ne peut pas tendre vers le "mieux" si l'on ne sait pas d'où on part, où l'on va ni avec quel moyen. Prenons donc le temps de baliser la route, de lire la carte avant de partir tout azimut.

 

Pour cheminer, l'enfant a besoin de guides. Il n'est pas assez mature pour trouver la route seul. L'accompagnement des parents qui, au même titre que les parents de jeunes sportifs, font des choix pour accompagner leurs enfants dans le parcours des multiples prise en charge, nous semble indispensable.

 

 

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